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Point de suspension ...

 

Voilà une semaine que je n'ai plus écrit ...

Et pourtant il se passe tellement de choses en moi, comme un tourbillon de courants contraires qui s'affrontent entre eux avec tumulte.

Hier soir il y a avait ce son qui pulse, ce son qui emporte, qui va chercher dans une subtile harmonie entre violence et sublimation, ce petit quelque chose de viscéral en moi. Doucement le corps se relache et tout se déverse dans les contorsions, dans ces mouvements décousus, brisés, instinctifs et presque primitifs; je suis, je vis, j'exulte dans ces moments-là ... ma tête enfin vide, mon corps enfin libéré du joug des pensées (merci T.L. pour cette occasion).

J'ai en moi une violence contenue que je nie trop souvent ... le feu qui consume et qui dévore, ivre de jaillir vers le sommet et de tout emporter inconséquemment sur son passage ensuite.

Je connais ce sentiment qui m'habite, c'est celui qui crie famine, qui hurle au viol et bat la mesure sur un pas guerrier, celui qui brandit le poing aux cris du "ni dieu ni maître !", face au scandale de la demi-mesure.

Je sais ce qui me séduisait tant dans tes mots, Dézie, ce subtil mariage entre ta violence, ta rage, ta révolte et ta sensibilité et ta finesse ... je crois que ton écriture reste la plus incisive, la plus troublante et la plus émotive que j'ai lu à ce jour ... tu étais plus proche de ta vérité que je ne le suis de la mienne en fin de compte. Je me serais sans doute senti plus moi, enchaîné comme toi à ma passion violente ... à draguer les extrêmes ne se sent-on pas plus vivant  lorsqu'on est tellement polarisé sur deux opposés ?

Le problème du bonheur ne se pose pas et je ne me le pose pas, ce n'est pas lui que je recherche mais bien plus encore un équilibre intérieur qui serait comparable à celui d'une lame bien trempée que l'on manie avec aisance et prestance ... vivre dans l'instantanéité, oser sans mesurer, assumer sans prévenir, simplement récolter l'herbe sauvage et non le grain ordonné et sagement semé au cours des années. Parfois j'aimerais arriver au bord de cette falaise à pic et me dire qu'avancer signifier plonger sans chercher à savoir ce qui se dissimule dans les flots rugissant qui claquent sur la pierre en dessous.

Doucement je sens que ça vient, je ne suis plus très loin du point de rupture, celui qui me propulsera dans la démesure et me rapprochera de mes envies ...

Il suffit simplement que j'entrouvre un petit peu et je sens la capture d'une passion qui me soumettra, me transcendra, m'emportera sans retenue ...

To be or not to be, to do or not to do ?

Prose de Songe, le Mercredi 26 Mai 2004, 17:32 dans la rubrique "Journal Fragmentaire ...".
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Commentaires :

gribouillon
26-05-04 à 18:21

Voila un nouvel article, toujours si bien écrit.
J'espère que tu trouveras ton équilibre intérieur... Que ces quelques points de suspension semés ici et là dans ton article marque ta réflexion et te permettent de trouver ce que tu recherches...
Je t'embrasse,
Gribouillon

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Songe
27-05-04 à 14:23

Re:

Merci beaucoup Emeline,

 

Je pense que je ne vais pas tarder à trouver la suite aux phrases restées en suspension et l'équilibre du même coup :o)

Bisous


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TeidyLOU
27-05-04 à 01:18

"To be", sans hésitation !
Et "démesure", et "passion", sont de si jolis mots, qu'on a envie de les faire siens, simplement pour se sentir exister pleinement...
:-)

Bisous Songe,

TEÏDY LOU

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Songe
27-05-04 à 14:35

Re:

I think so ;o)

Après tout je n'ai jamais été mesuré dans mes pensées, alors pourquoi me confiner dans une attitude qui me laisse indéfiniment frustré de l'ivresse de l'indétermination, de l'inconstance. Je n'ai pas envie de me retourner un beau matin en soupirant d'avoir été si raisonné et raisonnable ... je me suis toujours senti vivant dans ces moments où le quotidien se gonfle d'adrénaline, éclipsé dans ceux où "sage" devenait synonyme de "concession" ...

Je crois qu'il me manque simplement cette voix malicieuse qui me murmure des "chiche" ou "le premier arrivé ...", cette âme damnée qui donne toute son intensité à la démesure en martelant mon vernis à coups de marteau jusqu'à faire jaillir la lave du volcan qui couve sous ma surface paisible ...

Bisous

Songe


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